20190413_114044
les artistes visés par la mesure gouvernementale

Au moment où l’opinion est divisée à propos du communiqué controversé du ministre de la communication visant à interdire la diffusion de clips « à caractère obscène », l’agence chargée des questions artistiques et culturelles dit ne reconnaître aucun de ces « troubadours« .

L’Agence Nationale pour la Promotion Artistique et Culturelle (ANPAC) est formelle, elle ne reconnaît pas les artistes incriminés dans le communiqué du ministre de la communication du 3 septembre dernier. Selon Davy Willis Koumbi, le directeur de la promotion artistique de cette entité, ces artistes « qui s’illustrent dans le dérèglement éthique et l’impudeur » évoluent en total électrons libres, puisque, pour la plus part, « ils ne figurent ni dans le fichier du bureau gabonais des droits d’auteurs (BUGADA), ni dans celui de L’ANPAC ».

Un statut d’artistes clandestins qui semble ne pas gêner les principaux concernés. Michel Metogo, manager de Créol, qui n’a pas voulu réagir par rapport à la mesure du gouvernement, estime qu’il n’a pas besoin de l’ANPAC pour promouvoir ses productions. Il fustige par ailleurs ce qui s’apparente à une cabale orchestrée contre sa protégée. Même son de cloche chez le Collectif people auteur de « Bordelle », et Don’zer auteur de « Goudronnier » qui marchent bien sans l’ANPAC comme le constate un mélomane.

Les artistes indexés par la mesure gouvernementale ne sont pas les seuls à se passer des service de l’ANPAC. Plusieurs grands noms de la musique gabonaise tel que Pierre Claver Akendengue par exemple, l’avaient déjà fait. Toute chose qui désappointe Davy Willis Koumbi qui ne comprends pas cette réticence des auteurs compositeurs gabonais, alors que « cette agence a été créée spécialement pour eux et c’est tout à leur avantage que d’y être inscrit » a t-il exhorté.

 Si les artistes chanteurs hésitent à s’enregistrer à l’ANPAC, on y compte tout de même certaines grandes figures comme Omar Defunzu ou encore Prince Kiala. Mais c’est surtout les écrivains qui ont le plus fait confiance à  la structure avec près d’une centaine d’auteurs enregistrés. En somme, l’absence des artistes au sein de l’ANPAC ne pose t-elle pas là le problème de la légitimité de cet organe public qui gère des droits privés?

Laisser un commentaire

Tendances