
Il ne se passe plus un seul jour où les usagers de la nationale 1 ne vivent un véritable chemin de croix. Ce vendredi 9 novembre, une fois encore, les automobilistes ont été immobilisés près de 12h de temps au niveau du pk80. Et pour cause, la rivière Mourima en crue a complètement inondé la voie obligeant les véhicule à pont bas à garer.
Par Gaël Ossougho, Libeville.
Le bonheur des uns fait le malheur des autres, l’assertion semble se confirmer au Point kilométrique 80, sur la route nationale. Les jeunes riverains de cette agglomération, pour la plus part désœuvrés, ont saisi l’occasion des recentes pluies pour se remplir les poches. Ils proposent…euh, ils imposent leur aide aux usagers de la route moyennant 1000f ou 2000f CFA, soit 2 à 3 dollars US par véhicule. Toute chose qui exaspère les conducteurs qui, disent-ils, se sentent abusés. « Cette partie du tronçon ne s’était jamais inondée comme c’est le cas depuis quelques temps. Curieusement depuis l’affluence observée de jeunes dans le coin, on constate des coupures de la route dues aux débordements des eaux, c’est quand même bizarre ! » s’étonne un habitué du trajet agacé.

Ce n’est pas la première fois que la nationale 1 fasse parler d’elle. Quand ce ne sont pas les accidents mortels ou encore les inondations, ce sont les arbres qui s’abattent sur la chaussée. À l’exemple de ce dimanche 28 octobre, quand des vents violents qui avaient soufflé en début d’après midi entraînant l’écroulement de plisieurs dizaines d’arbres le long de cette voie. Les automobilistes avaient dû recourir à des tronçonneuses et autres machettes afin de se frayer un passage et pouvoir circuler.
Si l’on ignore tout es causes réelles de ces recurrentes inondations à cet endroit précis, une chose est néamoins sûre : ces catastrophes bien que naturelles, ont des causes exogène à la nature. Les pouvoirs publics devront impérativement se pencher sur la question de cet interminable chantier entamé en 2012 (qui devrait être livré il y a quatre ans déjà) et continu de faire des victimes. Car comme on le dit ci bien : « la route du développement passe nécessairement par le développement de la route ».




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