Dans le soucis d’adapter l’approche pédagogique au contexte de développement socio-économique actuel, l’Université Africaine de Management (AUM) a donc relancé la culture du riz dans le grand sud, favorisant ainsi l’arrivée sur le marché du riz made in Gabon et contribuant à réduire plus ou moins notre dépendance alimentaires vis à vis de l’extérieur.
Par : Claudel Mbadouma. Tchibanga

À la lisière de la plaine, aux confins de la ville, s’étend un espace rizicole qui suscite beaucoup d’espoir puisqu’il s’agit d’un projet agricole gabono-gabonais qui vise d’une part, donner aux futurs ingénieurs formés à l’AUM une formation pratique. D’autre part, participer à l’effort national pour l’autonomie alimentaires. Un Technopole de la coopérative Agrobusiness basé pour l’heure à Tchibanga et Nyali dans la Nyanga au sud du Gabon a donc été mis sur pied à cet effet.
Situé précisément à quelques kilomètres du quartier Minzazla, le site qui jadis était exploité par des ressortissants chinois, reprend peu à peu ses activités rizicoles grâce à un partenariat dynamique signée entre la African University of Management (AUM) et la Direction Provinciale de l’Agriculture. Il s’étale sur une superficie de 80 hectares environ et accueil un projet de culture du riz made in Gabon, initié par la African University of Management (AUM).
Limité au Nord et à l’Ouest par la rivière Mougoutsi d’où il tire son eau, le Technopole Agrobusiness de AUM de Tchibanga abrite, depuis plusieurs mois déjà, les pépinières du riz du Gabon dénommé « Gab’Rice ». La rizière de Tchibanga présente une longue allée au centre du site, et de part et d’autre, des petits espaces rectangulaires inondés appelés, « casier ». Suffisamment pourvu en eau, ces casiers sont disposés et aménagés pour recevoir les plants de riz, chacun pouvant produire jusqu’à 300 kilogrammes de riz par récolte.
S’agissant des délais des moissons, les riziculteurs laissent entendre « qu’il faudrait environ 3 mois pour le riz non parfumé et 4 pour le riz parfumé avant la récolte, car la semence n’est pas la même ». L’Université Africaine de Management, initiateur projet, utilise un système d’irrigation gravitaire hérité des chinois, qui s’étend sur environ 2km et arrose tout le site en quantité d’eau voulue en toutes saisons.
Cette initiative a pour objectif d’assurer une couverture adéquate des besoins de la société à travers un système de production agricole à même de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire ; de réduire les importations des denrées alimentaires ; de réduire la pauvreté et favoriser l’augmentation de l’agriculture au PIB du pays, notamment par la création d’unités de production.
Une entreprise « louable » initiée par l’AUM qui a bénéficié de l’appuie du gouvernement à travers la Direction Provinciale de l’Agriculture qui a permis « la mise à disposition de moyens matériels et d’un accompagnement technique» a affirmé Severin Bibang, Directeur Provincial de l’agriculture dans la Nyanga. « Le gouvernement investit beaucoup d’argent dans l’importation de millions de tonnes de riz chaque année, alors produire cette denrée alimentaire s’avère être aujourd’hui un impératif pour nous. Pour, non seulement réduire les importations mais aussi et surtout réaliser des économies à ce niveaux » a-t-il indiqué en substance.
« L’initiative de cultiver du riz à Nyali et à Tchibanga avait déjà été lancé dans les années 70 par des chinois. Cependant le manque de routes viables et le contexte économique de l’époque basé sur le pétrole et le bois n’accordait que très peu d’intérêt à des secteurs tel que la riziculture » se souvient M. Étienne Pambu, natif de Tchibanga. Le projet a donc dû s’estomper, les chinois ont plié bagages et les sites ont sombré dans les hautes herbes. 40ans après, la culture du riz a donc repris dans les mêmes lieux qui l’ont vu naître.
Actuellement, le projet a déjà emmagasiné plus de 12 tonnes de riz paddy stockés dans les entrepôts de Nyali dans la province de la Nyanga. Malheureusement ce riz non décortiqué ne peut encore être commercialisé faute de machine à décortiquer. Cette coopérative gabonaise sollicite vivement un appuie financier et où matériel afin d’améliorer ses rendements.




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