Souvenons nous, la Direction Générale de la Concurrence et de la Consommation a convoqué en août dernier les opérateurs économiques afin de leur communiquer la nouvelle mercuriale qui fixe un blocage des prix de 98 produits alimentaires importés. Le point s’était fait au sein de l’hôtel de ville de la commune d’Owendo et Emmanuel Eyeghe Nze, directeur général de la DGCC et ses collaborateurs avaient procédé à la remise officielle, et en main propore, du nouvel arrêté ministériel aux leaders syndicaux et aux commerçants exerçant de cette zone. Seulement un semestre écoulé, la nouvelle grille peine toujours à être appliquée pleinement sur le marché.
De quoi s’agit-il?
Dans le cadre du plan de relance économique et de la lutte contre la vie chère au Gabon engagé par le Président de la république Ali Bongo Ondimba, le gouvernement de la république a sorti une nouvelle mercuriale des prix pour les produits de premières nécessité. L’arrêté n°0022/MEPPD/SG/DGCC pris par le ministre de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du Développement le 23 juillet dernier, soumet les produits importés de premières nécessité au régime de blocage et de liberté de contrôlée des prix à Libreville et dans les capitales provinciales.
Plus précisément, ce sont 98 produits de premières nécessité qui sont concernés par ce régime de blocage des prix pour une période de 6 mois. Pour ces produits importés, L’Etat renonce aux droits de douanes et à la Tva afin de les maintenir accessibles aux consommateurs à revenus modestes. Répartie en huit catégories, la liste des produits alimentaires importés comprend entre autre: le viandes, les volaille, les poissons, les conserves, les huiles et graisses, les produits laitiers et les laits infantiles, les riz blanc et les riz parfumés, les fruits et légumes…
Il faut souligner que cette nouvelle mercuriale fait suite à une première promulguée par l’arrêté n°0020/MEPPD/SG/DGCC du 10 juillet 2017 qui fut consacrée à 167 produits dits de « consommation courante ». Après une enquête de la Direction Générale de la Statistique, le gouvernement a donc ramené à 98 le nombre de produits subventionnés, car jugés plus consommés par les ménage à faible revenu. Emmanuel Eyeghe Nze s’est réjouit du fait que lors de la précédente opération, sur plus de 3000 opérateurs économiques contrôlés à Libreville et ses environs, environ 70% des Commerçants ont respecté les recommandations d’affichage, de publication et de pratique des prix. Il déplore par ailleurs la non collaboration des usagers et consommateurs qui devraient servir de gendarmes et aider ainsi l’administration à faire appliquer le barème des prix arrêté.
Des consommateurs sceptiques et des Commerçants receptifs
Une mesure qui a satisfait en partie Christian Abiaghe le président de l’association des consommateurs qui exprime « un ressenti mitigé ». Selon lui, le processus de lutte contre la vie chère entamé en 2012 n’a toujours pas pu jusqu’à ce jour aboutir à une satisfaction totale des populations. En effet, nous expliquera t-il, si les prix de ces produits issus de l’importation ont pu être maîtrisés à un certains seuil, il faut reconnaître que ce n’est toujours pas à la mesure des attentes du plus grand nombre de consommateurs. Il a toutefois salué les efforts consentis par le gouvernement de la république qui renonçe à ses droits de douane et de tva afin de garnir un peu plus le panier de la ménagère.
Les commerçants avaient promis de faire preuve bonne foi de la mesure. S’exprimant au nom des opérateurs économiques de la zone d’owendo, Abbas Nziengui Mabika Secrétaire Exécutif de la Confédération Gabonaise des Syndicats des Commerçants s’est dit honoré de la marque d’attention portée à leur endroit par la DGCC qui a bien voulu démarrer cette campagne communication par la commune d’owendo.
Le directeur général de la DGCC qui s’est dit confiant quant à la bonne collaboration des Commerçants, invite tout de même les consommateurs à la vigilance et plus d’implication. A ce propos, le numéro court 8085 est mis à leur disposition pour signaler tout contrevenant.





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