Les médias qui ont effectué le déplacement pour assister à la cérémonie de prestation de serment du gouvernement vont se voir tout simplement mis à l’écart.
Comme lors de réunions maçonniques, la prestation de serment des membres du nouveau gouvernement se fera dans l’opacité la plus lugubre.
« Pourtant c’est une cérémonie officielle, on ne comprend pas qu’on nous interdise l’accès à la salle » s’interroge le patron d’un média privé. Les journalistes et autres communicateurs devront se contenter de regarder l’événement à travers des écrans télé disposés pour eux dans une salle voisine. C’est à prendre ou à laisser.
Au delà de l’aspect cérémonial, c’est surtout l’état physique et mental du chef de l’Etat qui préoccupe aujourd’hui les gabonais. Mais avec cette mise à l’écart de la presse, on ne pourra pas avoir de photo récente du président de la République absent du pays depuis 3 mois déjà. Pas plus qu’on ne pourra apprécier objectivement la capacité du chef de l’Etat à tenir ce genre exercices protocolaires.
Si des perplexités subsistent encore quant au fait qu’Ali Bongo soit en vie, une chose est néanmoins sûre, cette décision va assurément relancer le débat sur son aptitude à assumer les charges qui incombent à la fonction de président de la République.





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