Lors de la réunion tripartite qu’il tenait ce jeudi 18 janvier avec les dirigeants de l’Artef et de la Setrag, Justin Ndoundagoye en sa qualité de ministre des Transports a affiché sa ferme volonté de faire déguerpir les populations qui occupent « illégalement » le domaine ferroviaires.
Par Jean Stanislas Mamalepo. Libreville/Gabon.
Le ministre des transports en convoquant la réunion de crise à laquelle étaient conviés le directeur général de l’Autorité de régulation du transport ferroviaire (ARTEF), celui de la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) et celui d’Olam Gzes (qui a décliné l’appel du ministre), a voulu, dit-il, « réaffirmer l’autorité de l’Etat ».
Le problème qui donne des insomnies à Patrick Claes, le patron de la Setrag, c’est celui des squatteurs qui ont investi le domaine ferroviaire alors qu’il veut entreprendre des travaux d’aménagement. « Nous avions déjà indemnisé les premiers occupants, mais d’autres, ayant eu vent de la chose, sont arrivés et ont même entrepris des travaux sur le site » s’est t-il plaint visiblement à bout de nerf.
Pour Justin Ndoundagoye il n’y a pas à tourner autour du pot, il faut faire déguerpir. Car dit-il « Ces populations sont arrivés après avoir appris qu’on indemnisait les premiers occupants. C’est du banditisme, et il faut traiter le bandit tel que le prévoit la loi ». Instruction a donc été donnée à quelques collaborateurs à se rendre sur les lieux et y faire des prises de vue.
Selon le directeur général de la Setrag, 126 familles seraient concernées par la mesure de déguerpissement. Il explique que « deux solutions leur ont été proposées, soit le relogement, soit l’indemnisation ». En fait, il s’agit de populations ayant bâti sur l’emprise ferroviaire à Owendo à qui ont propose d’être relogés à Ntoum, à plus de 30 kilomètres de là où ils ont toujours vécu.
Entre la nécessité d’expansion de la voie ferrée et le soucis d’éviter une énième dépression du climat social, Justin Ndoundagoye devra se montrer bon géomètre pour trouver le juste milieu.






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