Prisée pour ses mythiques monuments telle que la Grande Muraille ou la Cité interdite, qui comptent parmi les plus prestigieux au monde, la Chine devient une destination de plus en plus sollicitée par de nombreux touristes venus du monde entier.
Et si l’on s’y rend principalement pour ses paysages idylliques et son climat des affaires convivial, les jeunes africains, qui ne sont pas restés en marge de cette ruée vers la Chine, y vont surtout pour poursuive leurs études.
Ils pourront se satisfaire de structures universitaires pékinoises qui figurent parmi les meilleures au monde. Une chose est sûre, si on est à sa première visite à Pékin, un petit guide de poche serait bien utile pour éviter ce grand sentiment de solitude qui vous envahit dès la sortie d’avion.

Par Gaël OSSOUGHOU MBADOUMA


Dépaysement à l’aéroport de Pékin

Le voyage vers la Chine n’est pas une simple ballade de santé quand on part d’Afrique. Le trajet peut durer 12 à 14 heures pour les vols directs et jusqu’à un jour complet pour les vols avec escales. Dans l’avion, on guette alors fréquemment à travers le hublot la moindre apparition d’un aéroport car après avoir passé près de neuf heures dans les airs, on est bien impatient de pouvoir enfin de fouler la terre ferme et respirer l’air frais. Enfin la bonne nouvelle : « nous amorçons l’atterrissage à l’aéroport international de Beijing ». Quand on lorgne par le hublot, la ville s’étale à perte de vue, des gratte-ciel se livrent à une course vers le Ciel.

L’aéroport international de Beijing, avec près de 100 millions de visiteurs par an, est le deuxième aéroport le plus fréquenté au monde après celui d’Atlanta aux États-Unis. Il dessert 140 destinations vers la Chine continentale et 132 vers l’international. L’aéroport international de Beijing c’est aussi 102 compagnies aériennes dont 74 internationales assurent tout juste 26 % du trafic. Une telle infrastructure pourrait bien donner le tournis au jeune étudiant en provenance d’Afrique qui arrive en Chine pour la première fois.
De surcroît, cette méga structure s’étend à perte de vue au point où on ne saurait par où se diriger. On se sent vraiment tout petit face à toute cette immensité. Heureusement qu’un bus vient vous chercher à la descente d’avion pour vous conduire à votre terminal où vous récupérerez vos bagages et procéderez aux formalités d’usages.

Une fois dans le grand hall, il vous faut encore suivre le couloir qui vous mènera au contrôle de l’immigration. Dans ce long couloir que naîtront vos premières sueurs froides. Tous les panneaux, ou presque, y sont écrits en mandarin. Tout juste quelques mots en anglais vous seront familier tels que « Gate » (porte) ou « Exit » (sortie). En plus du froid qui vous agresse d’entrée de jeu, voilà qu’on est assailli par la hantise de ne pas pouvoir se retrouver dans ce labyrinthe d’aéroport. Ne maîtrisant pas la langue de Mao, on voudrait bien se servir de « Google traduction » pour les renseignements, mais là encore, Google et toutes ses applications sont frappés de restrictions en Chine, à moins d’avoir un Vpn.

Quand on arrive pour la première fois en Chine, avant même de passer par l’immigration, on doit faire enregistrer ses empreintes digitales. Il y a des machines semblables à des Gab alignées au bout du corridor. Après l’immigration, alors qu’on s’attend à retrouver ses bagages, il faut encore prendre un métro pour y arriver. Une fois qu’on a récupéré ses bagages, vient l’étape de la Douane. Tout comme celle de l’immigration, présente deux files. Une pour les autochtones, et une seconde pour les non-chinois. Les agents de la Douane chinoise, pour la plupart svelte et élégamment vêtus, reste généralement courtois et calmes quelques soit la situation. Ils font passer tous les effets par le scanner enfin d’y déceler toute substance illicite ou tout contenant liquide de plus de 100ml.

Donc quand on a un parfum, un déodorant, une crème pour le corps etc… il vaut mieux se rassurer qu’il fait moins 100ml et qu’on le mettra dans notre sac qui ira en soute.
Ces deux «check » ( contrôles ) passés, il y a cette inoubliable phrase qui fait le même effet que lors de l’obtention de son premier diplôme, « welcome to China » que l’agent vous dit en vous remettant votre passeport. On se sent fier d’avoir « réussi à surmonter tant de difficultés ». Ne riez pas ! Quand on vient d’un pays où on ne parcourt pas plus 10 mètres pour partir de la salle d’embarquement à l’avion, parvenir à se guider tout seul dans cette méga structure est déjà en soi un exploit. Désormais on a envie d’une seule chose, regagner son hôtel, prendre un bon repas et un bon bain chaud.

Encore faut-il savoir quel hôtel choisir et comment s’y rendre. Au cours de nos prochaines publications, nous allons énumérer quelques structures hôtelières parmi les plus sollicitées et surtout celles qui offrent le meilleur rapport qualité-prix.

Laisser un commentaire

Tendances