Au plus fort de sa politique d’ouverture, la Chine entreprend, depuis quelques temps, de se dévoiler au monde à travers la mise en valeur de ses atouts naturels et culturels. Et si l’on découvre bien des villes sympathiques sur les terres de Mao, la ville de Sanya dans la province du Hainan, se positionne sans conteste comme une plaque tournante touristique chinoise où les gratte-ciels ultra modernes se juxtaposent aux vestiges d’une riche tradition ancestrale bien préservée.

Par Gaël Ossougho, Sanya.


 

Pour le voyageur africain, que ce soit du touriste, du trader en quête d’opportunités d’affaires ou même de l’étudient, un élément frappant saute à l’œil d’entrée de jeu dès qu’on arrive à Sanya, c’est ce relief montagneux et cette végétation verdoyante traversée par des cours d’eaux cristallines qui s’étendent à perte de vue et qui rappellent les paysages d’Afrique. Autant dire que l’on s’y sentirait comme à la maison.

Située dans la province du Hainan, à l’extrême sud de la Chine, Sanya bénéficie d’un climat doux des zones tropicales. Avec une température moyenne de 26° C et 300 jours de soleil toute l’année, elle dispose donc de nombreuses forêts luxuriantes pour des randonnées et de plusieurs kilomètres de plages de sable fin. Bien que située dans une province insulaire, la ville de Sanya reste assez bien accessible, soit par avion, via l’aéroport international de Phoenix, soit par bateau. Les coûts sont généralement assez abordables. Des atouts naturels qui ont amené plus de 22 millions de touristes à fouler le sol de ce paradis chinois l’an dernier.
Sanya peut aussi se gargariser d’avoir la plus grande communauté de centenaires, environ 600 (énorme pour une ville d’environ 765.000 habitants). Ce qui traduit bien la bonne qualité de vie, de l’air et de l’alimentation dans cette ville dont la nature reste encore sauvage comme en Afrique. On peut aisément comprendre ce qui a valu à la ville le nom de « paradis tropical de Chine ».

Conscientes des potentialités de la région, Les autorités chinoises ont investi 12 milliard de dollars US, soit 6.600 milliards de francs CFA dans les infrastructures touristiques. Car au-delà de cette bénéfique situation géographique, c’est surtout ses infrastructures ultra modernes qui font de Sanya une ville unique en chine où l’on peut communier avec la nature pure et sauvage sans pour autant revivre au moyen âge. Mieux encore, le fait que la province ait été érigée en Zone économique spéciale a eu un effet catalyseur sur son développement tout azimut. Du coup, on peut emporter avec soi son Smartphone ou son ordinateur portable sans craindre de se retrouver hors connexion, tous les hôtels sont pourvus de WI-FI haut débit.

En parlant d’hôtels, il en existe des centaines parmi les plus modernes de toute la Chine. On trouve à Sanya des prestigieux groupes internationaux comme le Sheraton, le Méridien, le Park Inn ou encore le somptueux Atlantis Sanya Resort. « Il y en a que trois dans le monde et l’un d’entre eux se trouve à Sanya et nulle part ailleurs dans toute la Chine » aime à répéter Kevin, Guide touristique et natif du coin. Ce trentenaire ne tarit pas d’éloge pour la ville qui l’a vu naitre et grandir, « les plus belles femmes du monde ont foulé le sol de Sanya » dit-il fièrement en faisant allusion au concours Miss monde qui s’y est déjà tenu sept fois. Avec sa vue imprenable sur la mer, l’Atlantis propose des chambres équipées ultra luxueuses à des prix à couper le souffle par les saisons. En basse saison, pour 2500 Renminbi, environ 22.000francs CFA, avoir droit à une agréable nuitée dans ce magnifique palace et visiter son aquarium géant où l’on pourra se relaxer de voir nager des requins, des raies et même des pieuvres.

Mais si on veut se changer de tous ces lieux trop fréquentés, il y a le Narada Palace Resort de la baie de Sanya. Majestueusement déployé au milieu des palmiers, symbole de l’île, ce complexe hôtelier ultra moderne est le meilleur qualité-prix qu’on peut y trouver. L’accueil y est chaleureux et on dispose d’une salle de sport, d’une salle d’acupuncture et d’un shop. Le menu y généralement varié, on y retrouve la cuisine orientale comme européenne. Avec ses trois piscines et ses nombreux palmiers autours, le Narada Palace Resort est un vrai havre de paix.

Sanya dans la Hainan est surtout prisée pour ces lieux touristiques mythiques, les villégiatures qu’elle offre et pour sa cuisine locale très appréciée des touristes. Et l’ancienne ville de Yazhou, berceau du patrimoine culturel et traditionnel de Sanya fait partie de ces endroits dont la réputation a dépassé les frontières du Hainan. Il y a aussi le Parc national de Paddy Field qui permet aux visiteurs de revivre l’époque des dinosaures avec des représentations des mastodontes disparues. Mais le plus innovant dans ce parc, c’est les rizières qui s’étendent sur des hectares et des hectares, et qui sont destinées non pas à la consommation mais plutôt à la recherche scientifique. On y expérimente donc de nouvelles variétés de riz et on en profite pour faire de l’agro-tourisme. D’ailleurs Paddy Field signifie littéralement « champs de riz non décortiqué ». Bien que situé à une centaine de kilomètres de la ville, le Parc de Paddy Field reste un lieu très fréquenté.

Pour les plus coriaces, ils pourront s’enfoncer au-delà des cents kilomètres, dans les villages reculés pour y découvrir les minorités ethniques chinoises. Ces villages de Zhongliao ou encore de Binglanggu où les Li et les Miao, ces ethnies autochtones longtemps marginalisées, demeurent fières de ce qu’ils sont, à savoir les dépositaires des connaissances et des valeurs ancestrales. Ces peuples aux rites cultuels assez similaires à ceux d’Afriques nous donnent une belle leçon de préservation et de valorisation de l’héritage culturel et traditionnel. Une visite dans ces villages peuplés de gens simples et nobles à la fois, nous permettra certainement de comprendre pourquoi ils ont tout le temps le sourire.

Laisser un commentaire

Tendances