
La capitale chinoise a abrité la réunion des coordinateurs de la mise en œuvre des actions de suivi relatif au sommet de Pékin sur la coopération sino-africaine les 24 et 25 juin dernier. Ces assises des coordinateurs se sont vues rehaussées par la présence du Président ougandais Yoweri Museveni et du ministre chinois des Affaires Etrangères Wang Yi.
Le Gabon qui assure la Présidence de la CEEAC, était représenté par le ministre Alain Claude Bilie Bi Nze. Le ministre gabonais des Affaires Etrangères a d’ailleurs été reçu en tête en tête par son homologue chinois en prélude dudit sommet.
A l’entame des travaux, le Président Xi dont le message a été lu par le chef de la diplomatie chinoise, a salué les efforts de l’Afrique à continuer d’œuvrer pour une relation étroite basée sur la confiance mutuelle et la coopération gagnant-gagnant. Il a également félicité les coordinateurs pour les résultats obtenus depuis le récent sommet de septembre dernier au nombre desquels une trentaine de ponts et ports en eaux profondes construits en Afrique, 100 milliards de US dollars (50.000 milliards de francs CFA) et plus de 10.000 kilomètres de route réalisés.

Le Président Xi Jinping qui soutient la souveraineté des Etats, réfute catégoriquement les accusations de néocolonialisme qui lui sont prêtées, « les africains sont mieux placés pour en juger » a-t-il indiqué. Il a invité les acteurs à poursuivre sur la voie de cette coopération convaincu des bénéfices mutuels qui en découleront. Le numéro un chinois a donc réaffirmé l’engagement de son pays à rester fidèle à sa vision de coopération vis-à-vis de l’Afrique.
Juste après, le chef d’Etat ougandais lors de son propos a tenu à souligner « deux évènements majeurs à savoir : l’effondrement du mur de Berlin en 1989 et la fondation de la République populaire de Chine en 1949 qui, selon lui, ont contribué à l’émancipation de l’Afrique ». Le Président Yoweri Museveni par ailleurs définit des épineux problèmes du fanatisme religieux, du délaissement du secteur privé, le manque d’infrastructure de base, la négligence du secteur agricole, la carence de qualification des ressources humaines et l’exportation brut des matières premières qui, estime-t-il, « constituent entre autre des goulots d’étranglement » pour le continent.

Ces retrouvailles auront donc permis aux deux parties de maintenir leurs volontés mutuelles à poursuivre l’orientation stratégique de la construction d’une communauté de destin encore plus solide. Elles optent également pour une meilleure coordination des politiques et des mécanismes aux niveaux bilatéral et multilatéral. L’Afrique et la Chine souhaite aussi renforcer la synergie en matière d’exploitation du marché, du développement des projets de coopération et de soutient intellectuel.
Mais ce sommet aura surtout permis aux Etats de l’Afrique centrales dont le message a été porté par l’émissaire gabonais, de se prononcer d’une vois commune en faveur d’un partenariat gagnant-gagnant.




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