Ce fut au cours d’une conférence débat organisée à l’ambassade du Gabon en France le 28 janvier dernier, que Ségolène Royal a annoncé sa disponibilité à suivre les étudiants gabonais inscrits dans les filières de formation environnementales à sciences Po Paris.

Par Tanguy Otounga

Cet échange faisait suite à une rencontre au cours de laquelle l’Ambassadeur du Gabon en France, Liliane Massala, avait sollicité le ministre Ségolène Royal, en sa qualité de chargée de cours à Sciences Po Paris, à partager ses connaissances aux étudiants Gabonais inscrits dans les filières environnementales.

L’entretien a été ouverte par la diplomate gabonaise, initiatrice de l’événement, qui n’a pas manqué de décliner les axes de la politique environnementale du Gabon, Liliane Massala a également souligné le contexte socio-culturel et la législation relative à la protection des ressources naturelles en République gabonaise. «Il faut dire qu’un certain nombre de textes et d’initiatives pris par le Gabon dans le domaine du développement durable, et impulsés par le président de la République, S.E Ali Bongo Ondimba, propulsent le Gabon au rang de leader en Afrique subsaharienne» a-t-elle affirmé. 

En réponse, Ségolène Royal a reconnu que le Gabon est l’un des pays à avoir si tôt ratifié l’accord de Paris sur le climat (Cop 21). Elle a toutefois tenu à clarifier la notion de «Conférence des parties» (Cop) et saluer le retour imminent des États-Unis qui, dit-elle, «avait tourné le dos à la planète et à la réalité du réchauffement climatique».

Royal a expliqué que le texte issu des négociations à la COP 21, fruit d’années de tractations laborieuses entre près de 200 pays et entités différentes, visait en fait à emmener tous les acteurs à un accord véritablement contraignant qui ferait en sorte de limiter en dessous des 2ºC la température moyenne sur Terre. «Cet accord se voulait Ambitieux, juste et solidaire» a-t-elle indiqué.

Revenant sur la question brûlante des mangroves qu’elle connait si bien grâce à son expérience dans les Caraïbes, elle s’est dite favorable à la conservation de cet écosystème qui constitue un lieu de reproduction pour plusieurs espèces aquatiques. Pour y faire face, Ségolène Royal pense qu’il faut soutenir la coalition internationale de la Mangrove.

Avec un panel de plus d’une vingtaine d’étudiants en France, la conférence-débat a suscité un fort engouement à en juger par la pertinence des questions posées. Vu l’intérêt exprimé par les étudiants pour le sujet, la conférencière s’est dite prête à suivre les travaux et mémoires de ces derniers à condition que la liste des thématiques lui soit adressée bien à l’avance.

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