L’éventualité de durcir un peu plus les mesures restrictives liées à la riposte contre le Covid-19 a été évoquée au cours du conseil interministériel tenu ce jeudi 4 février par visioconférence. Ceci en raison du nombre sans cesse croissant de cas positifs ces derniers temps.
Par Jules Prince L’Essandone
La possibilité de reconfiner
Rose Christiane Ossouka Raponda a présidé hier par visioconférence un conseil interministériel au cours duquel l’éventualité d’un renforcement des mesures visant à freiner le Covid-19 a largement été débattu. La possibilité d’un reconfinement a même été évoquée.
Clairement, les récentes données du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre la Covid-19 (Copil) sur l’évolution de la pandémie sur le territoire national, ne sont des plus rassurantes. Lesquelles données annoncent 177 nouvelles contaminations rien que pour la journée du 03 février, ce qui porte à 11129 cas testés positifs depuis le début de la pandémie. Ce même rapport signale 2 nouveaux décès.
Récemment, lors d’un entretien avec la Première ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, le ministre de la Santé, Guy Patrick Obiang Ndong lui a fait remarquer que «le mois de janvier a connu une hausse des données épidémiologiques de plus de 1 000 cas», soit 3 fois plus qu’en décembre 2020. Une situation qui a donc emmené le Gouvernement, le 23 janvier dernier, à renforcer certaines mesures.
Les chiffres ne sont si alarmistes
Et pourtant, à y regarder de très près, les chiffres ne sont finalement pas si alarmants que ça. En effet si on note 117 nouvelles contaminations pour la seule journée du 03 février, on observe parallèlement 141 nouvelles guérisons ce même jour.
De même, les prévisions alarmistes relayées par les médias d’État ne s’expliquent pas. Au vu des rapports même du Copil, sur près d’un demi millions de tests réalisés (450.620), seulement 11.129 cas se sont avérés positifs. Et sur ces 11.129 cas, on enregistre 10.560 guérisons et tout juste 70 décès, soit un taux de mortalité de 0,07% à ce jour.

Dès lors, il apparaît clairement que c’est une pathologie très contagieuse certes, d’où la nécessité de respecter la distanciation physique et le port de la bavette dans les lieux publics surtout, mais pas fatale du tout étant donné son taux de mortalité très faible et le taux de guérisons 150 fois supérieur aux décès.
Mais bon, les décideurs vont décider
Mais Rose Christiane Ossouka Raponda et le Copil ne voient pas les choses ainsi. Pour eux ils faut envisager la possibilité de corser les mesures de luttes contre le Covid-19, même si, on s’en rappelle, le dernier confinement n’avait pas du tout produit les effets escomptés.





Laisser un commentaire