La Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (CONASYSED) appelle tous les enseignants à un arrêt total des cours sur l’ensemble du territoire dès ce lundi 08 février. Ce durcissement de ton intervient après qu’elle ait exigé en vain, la libération au plus tard le 05 février de l’enseignante incarcérée «arbitrairement» depuis le 28 janvier.
C’est son Délégué national administratif adjoint, Joël Nziengui qui, lors d’un point de presse, a appelé à l’arrêt des cours à partir du 8 février dans l’ensemble du pays. Ceci pour exiger la libération sans condition de leur collègue Estelle Mengue Ntem, Directrice de l’Ecole publique de Nyaname (département du Komo-Kango, 100 km de Libreville), incarcérée depuis le 28 janvier dernier.
« Nous demandons qu’un mouvement de protestation dès ce lundi soit exécuté sur l’ensemble du territoire national, dans tous établissements. Afin de marquer notre désapprobation par rapport à ces conditions de détention arbitraires et martiales », a lancé Joël Nziengui.
Pour rappel, Estelle Mengue Ntem a été interpelée le 28 janvier dernier par les gendarmes au sein même de l’établissement où elle exerce pour non présentation du test Covid-19 ( voir notre article ). L’enseignante avait estimé que la présentation d’un test Covid-19 n’était pas nécessaire pour elle dans la mesure où elle ne ralliait pas l’arrière-pays et que ce document n’est exigé que pour les usagers se rendant dans l’arrière pays.
Les enseignants se disent obligés de devoir suspendre les cours pour emmener les plus hautes autorités à se saisir du dossier de leur collègue. Car, estiment-ils, « Cette incarcération est abusive et d’arbitraire dans la mesure où elle s’est faite en totale violation des franchises universitaires ou scolaires ».





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