S’acheminerait-on vers une solution définitive au sempiternel conflit qui oppose les populations rurales et la faune sauvage ? C’est en tout cas ce que laisse espérer cet atelier de réflexion sur les mesures d’atténuation du conflit Homme faune tenu à l’auditorium du ministère des Eaux et Forêts à l’initiative de la direction générale de la Faune et des Aires protégées du 03 au 05 février dernier. Les techniciens de ladite direction, avec le concours d’experts et de partenaires locaux, ambitionnent de produire, au terme de leur travaux, un document cadre qui aiderait à la mise en pratique des mesures d’atténuation du phénomène. Une solution endogène qui suscite déjà beaucoup d’espoir chez les participants.

Par Jules Prince L’Essandone

La directrice général adjointe Michelle Ngwapaza épouse Mendoug, et le Conseiller des services Écosystèmiques Aristide Kassangoye sont les deux techniciens qui, pendant trois jours ont chapeauté une étude approfondie sur l’épineuse question des conflits Homme-faune. Ils ont tenu à soumettre à l’appréciation des experts telques Diop Bineni Thierry chercheur à IRET et d’autres représentants des parties prenantes, un document cadre devant conduire à la mise en place efficace d’une feuille de route qui facilite la mise en pratique des résolutions retenues lors du conclave.

En fait, les autorités publiques ont opté pour une solution pratique, à savoir la pose des barrières électriques qui, à terme devraient protéger les cultures des éléphants et autres animaux en les dissuadant sans les abattre. Il s’agit donc, pour cette feuille de route de pouvoir ressortir tous les contours menant à la mise en pratique de cette solution qui apparaît comme la plus réaliste finalement.

Il faut tout même dire à propos du conflit Homme-faune que ce  n’est pas la première fois qu’une telle réflexion est menée.  Mais pour Michelle Ngwapaza, « La différence entre ce qui se fait aujourd’hui et ce qui s’est fait par le passé, réside au niveau de l’élargissement des potentiels bailleurs de fonds. Nous sommes conscients que l’État seul ne peut pas assurer cette charge, alors comme vous l’avez certainement observé, nous avons fait des propositions sur plusieurs possibilités de récolte des fonds pour la mise en œuvre de cette solution qui, bien qu’efficace vu les résultats d’essais a   quand-même un coût » a-t-elle expliqué.

Si le problème budgétaire a toujours constitué le parent pauvre de nos différentes initiatives, la directrice générale adjoint propose une solution inclusive. « Voilà pourquoi dans la salle toutes les administrations devant être impliquées dans ces opérations ont été associées afin que chacune d’elles puisse prendre conscience de sa part responsabilité dans ce processus que nous avons engagé ». A-t-elle conclu.

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