Un déficit notoire en salles de classe, et des effectifs sans cesse croissants chaque année. Ce sont là les raisons qui ont poussé l’école primaire Notre Dame de Lourdes du village de Dibwangui, près de Mbigou, à investir un ancien dortoir construit dans les années 30, malgré les risques d’effondrement de la vielle bâtisse. Le vestige était la propriété du collège Saint Félicien de Dibwangui depuis longtemps transféré à Lébamba en raison des effectifs qui se réduisaient chaque année. L’école Notre dame de Lourde y a donc, malgré elle, abrité ses 4ème et 5ème année.
Par Tanguy Otounga
Si le cycle secondaire peine à trouver des apprenants dans cette localité, au primaire au contraire, les enseignants doivent jongler entre effectifs en constante augmentation et et des salles de classe qui manquent gravement. C’est donc confrontés à cette dur réalité, qui est désormais le pain quotidien de l’agent public gabonais, que le directeur de l’école catholique Notre Dame de Lourdes de Dibwangui, Pierre Ngamba et ses collaborateurs n’ont eu d’autre choix que de recourir à un des bâtiments en ruine de l’ancien collège Saint Félicien de Dibwangui transféré à Lébamba, les élèves se raréfiant au fil des années.

Aidé de ses quatre chargés de cours, Pierre Ngamba à repéré parmi les vestiges du village, l’ancien dortoir des garçons qui lui apparaissait un peu plus usuel que les autres parties du bâtiment.
Il faut bien avoir conscience du danger auquel enseignants et surtout élèves sont exposés quotidiennement. Lequel danger pourraient survenir à tout moment, notamment du fait de la vétusté de cet édifice construit par les missionnaires en 1935.
Déjà que lorsque le collège avait été transféré à Lébamba, les bâtiments à l’abandon ont été vandalisés par les populations. Des matériaux pouvant encore servir comme des tôles, portes ou fenêtres ont été emportés. Donc, outre le risque que les murs s’effondrent d’un moment à l’autre, les élèves de l’école catholique Notre Dame de Lourdes de Dibwangui sont également exposés aux intempéries.
Après tout ça, ils n’auront pas droit à une bourse s’ils n’ont pas le baccalauréat avant 22 ans. Être gabonais c’est stressant.
Sources : AGP





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