Porté disparu depuis samedi après qu’il se soit rendu à un anniversaire, le corps du jeune Dan, élève en classede première, est finalement retrouvé deux jours plus tard, le lundi 10 février dernier flottant dans les eaux du lac de Nzeng Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville. Une somme d’argent et son téléphone portable sont retrouvés sur lui. Mais que s’est-il passé ?

Par Tanguy Otounga

Le Lac artificiel ou le corps sans vie de Dan a été retrouvé

La découverte macabre faite par les populations du quartier Sibang 4, à Nzeng-Ayong ce 10 février, continue d’alimenter les conversations. Le corps d’un jeune-homme, en classe de première dans un lycée de la place, a été repêché «par les sapeurs-pompiers, en présence d’un adjoint au procureur, des éléments de la police judiciaire et de la police scientifique, ainsi que des agents municipaux, dans les eaux du lac de Nzeng Ayong» rapportent nos confrères du site d’information Gabonreview.

D’après ce qu’on peut y lire, c’est la veille que la population, ayant remarqué un corps flottant sur le lac, a donné l’alerte au chef de quartier de Sibang 4, Luc Engouang Abessole. Ce dernier a aussitôt informé le maire du 6e arrondissement qui, à son tour, a joint le commissariat de Nzeng-Ayong. Et c’est la police qui contactera finalement les sapeurs-pompiers. «J’ai été informé par les habitants de cette partie de mon quartier qu’il y a un corps qui flotte sur l’eau, sur le lac. Je suis venu, accompagné des populations. Mais j’ai d’abord appelé mon maire, le maire titulaire, qui a tout fait pour appeler les policiers de Nzeng-Ayong. On était toute la nuit ici», a fait savoir le chef de quartier.

Et Luc Engouang Abessole d’ajouter, «Ils ont vu qu’ils ne pouvaient rien faire, la nuit. Il fallait attendre le petit matin». Une fois sur les lieux, un des responsables des sapeurs-pompiers a regretté le manque de matériel adéquat qui aurait permis d’opérer même dans la nuit. «Il y a du personnel, mais le matériel manque» a-t-il déploré, précisant que ce lac fait près de 40 mètres de profondeur.

Les sapeurs-pompiers ont du attendre le matin pour sortir le corps de l’eau

De son côté, la famille du disparu arrivée au petit matin sur les lieux, indique que le jeune homme est porté disparu depuis samedi 6 février. «Il est allé à un anniversaire à Saint-Georges, ce jour fatidique. Vers 21 heures, soit une heure après le couvre-feu, il a décidé de regagner le domicile familial, à Montalier. Sauf qu’il n’est jamais arrivé à la maison» écrit le journal en ligne. Dan était donc recherché par sa famille depuis samedi soir. «On a trouvé ce jeune-homme qui flottait sur l’eau et partait déjà en décomposition», a indiqué le chef de quartier. La maman quant dit être convaincue qu’«on l’a tué et on l’a jeté là».

Il faut préciser que le corps a été retrouvé presqu’en décomposition, son téléphone portable et de l’argent dans les poches. C’est d’ailleurs grâce aux cartes SIM de ce mobile qu’on a pu joindre ses proches. Beaucoup d’interrogations sur les circonstances exactes de sa mort, comment a-t-il fait pour se retrouver dans les environs du lac à cette heure de la nuit ? Avait-il bu, était-il ivre ? A-t-il été agressé ? A-t-il été assassiné avant d’être jeté dans ce lac ? La famille à indiqué qu’il était parti de l’anniversaire vers 21h, met sachant qu’on est en période de couvre-feu, pourrait-il s’agir d’un rixe avec les agents des forces de l’ordre quii adirait viré au drame ? Voilà autant de questions auxquelles une enquête permettrait d’apporter des réponses (Ndlr).

«On sait pas ce qui est arrivé pour qu’il soit là. Tous les parents disaient que pas plus tard samedi, il était avec les amis. On ne sait pas ce qu’il s’est passé. Nous tous, nous sommes étonnés de voir ce corps là. Est-ce que ce corps n’a pas été… je ne veux pas précipiter les enquêtes. Est-ce que ce n’est pas ailleurs… et on est venu jeter ici pour brouiller les pistes? Je ne sais pas! J’ai confiance aux enquêteurs. Je crois que nous aurons la vérité par rapport à ce drame», a renchéri sieur Engouang.

Un énième drame qui vient remettre au goût du jour la dangerosité de cet étang dont on devrait le plus rapidement possible en restreindre les accès aux populations, par l’érection d’une barrière barbelé par exemple.

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