Ce mercredi 24 février, Jules Ferry Ngouadjila Ndounou, le deuxième adjoint au maire de la commune de Franceville, la capitale provinciale du Haut-Ogooué (Sud-est), vient d’être victime de violences physiques perpétrées par un ressortissant libanais qui refusait d’obtempérer aux injonctions de l’Autorité municipale. Face cet outrage, les populations de Potos ont pris d’assaut le magasin du commerçant indélicat.

Par Tanguy Otounga.

Selon les informations recueillies sur place, tout dégénère lorsque le 2ème maire adjoint de Franceville, par ailleurs en charge des voiries, s’en va rencontrer un libanais responsable d’un magasin situé au marché de Poto-poto (communément appelé Potos). Ceci dans le but d’exiger de ce dernier qu’il déplace son véhicule afin de permettre aux autres commerçants de pouvoir écouler leurs marchandises.

Rien que cela a suffit pour mettre hors de hors lui le Libanais qui n’entend visiblement recevoir d’ordre de personne, pas même des autorités municipales. Il va opposer un refus catégorique à la demande de l’adjoint au maire et ce même si son véhicule est garée sur le domaine communale. « Cet endroit je le loue et cela va jusqu’au trottoir », va-t-il opposer en guise de défense. Toutes les tentatives du maire adjoint de lui faire entendre raison sont vaines.

C’est alors que le ton monte. Et l’opérateur économique, qui ne supporte pas qu’on ose hausser la voix devant lui, porte le premier des coups au maire, qui riposte. S’en suit des échanges de coups entre les deux hommes. Aussitôt informé de l’affaire, le Procureur de la République près le tribunal de Franceville accompagné d’agents des Forces de Police s’est rendu sur les lieux pour constater les faits et pourquoi pas tenter de calmer les populations du marché de Potos très remontée devant une telle irrévérence.

Le commerçant belliqueux (à gauche) et son acolyte dans leur cellule.

Les commerçants et les jeunes des quartiers environnant ont manifesté leur colère face à l’acte « inacceptable » du Libanais notamment par des tapages et des barricades devant le magasin. Plusieurs commerces ont dû être fermés par crainte de débordements. Au moment où les policiers embarquaient le Libanais et ses travailleurs, les populations surchauffées ont caillassé le véhicules de police qui a dû faire vite pour quitter les lieux.

D’après plusieurs témoignages, le  commerçant libanais serait un coutumier des faits. « Insultes et menaces seraient son quotidien » nous disent nos confrères de l’Agence gabonaise de presse (AGP). Les commerçantes qui sont voisines parlent de lui comme d’un « type belliqueux ».

Beaucoup s’interrogent encore sur les raisons d’une telle insolence, surtout de la part de ressortissants libanais. On se rappelle encore de cet épisode où le maire du 5ème arrondissement de Libreville avait été pris à partie par des Libanais. vivement que les autorités judiciaires vont appliquer la loi dans toute sa rigueur afin que de telles outrages, qui n’honorent pas l’Autorité publique, ne se reproduisent plus.

Laisser un commentaire

Tendances