Encore un classement accablant pour le Gabon qui se retrouve 41ème sur 48 pays dans la catégorie meilleurs promoteurs des droits des femmes. L’information a été donnée par la Banque mondiale via l’édition 2021 de son rapport intitulé « Women, Business and Law 2021 ». Et ce, malgré une volonté des autorités gabonais à consacrer cette décennie à la femme.
C’est véritablement un coup de mauvaise presse pour Ali Bongo qui s’était juré de consacrer cette décennie à la gente féminine. Et pour cause, le rapport que vient de publier la Banque mondiale sur la promotion des droits des femmes, n’est vraiment pas de bonne augure. Ce rapport aligne le Gabon au bas d’un tableau bouclé par le Soudan, et le classe au 41ème rang sur 48 pays africains des meilleurs promoteurs des droits des femmes.

En fait, ce document analyse les lois et réformes adoptées par les pays sondés (190), en rapport avec l’élimination des discriminations basées sur le genre et la promotion des femmes. Il en ressort que le Gabon se loge parmi les pires élèves en la matière. Un vrai coup dur pour le service Com du bord de mer, qui va avoir du pain sur la planche pour trouver la bonne réplique.
Et même au niveau sous régional, ce n’est guère plus reluisant. Le Gabon se positionne à la 4ème place sur 6 en Afrique centrale, derrière la RCA (20ème), le Tchad (34ème) et le Cameroun (39ème). La Guinée-Équatoriale et le Congo bouclant la marche en zone Cemac respectivement 42ème et 43ème.
« Pourtant le président Gabonais a consentis beaucoup d’actions en faveur des femmes » estime une dame d’affaire Gabonaise. Mme Brigitte M. salue les réformes apportées par le Chef de l’État gabonais en faveur des femmes, car, souligne-t-elle, « pour la première fois dans notre pays, la Primature est occupée par une femme. On observe également un nombre sans cesse croissant de postes concédés aux femmes au niveau du gouvernement, sans omettre que depuis son accession au pouvoir, le sénat est dirigé par une femme ».
Mais visiblement tout ceci n’a pas suffit à convaincre les experts de la Banque mondiale du bon traitement réservé à la classe féminine au pays d’Ali Bongo. In fine, au-delà des droits des femmes, c’est surtout sous l’angle des droits de l’Homme tout court qu’il faudrait abordée la question, car il n’est pas à exclure que les derniers événements dits du mouvement des casseroles aient joué dans l’avis des experts.





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