L’ancienne ministre Françoise Assengone Obame, actuellement députée du 3e siège du département de l’Okano vient de se faire rouler dans la farine par un mafieux officier de la sécurité pénitentiaire. L’honorable députée est tombée dans les filets du très stratège, Jean Jacques Ibala, le greffier comptable de la prison centrale qui n’est pas à son premier coup.
Par Jules Prince L’Essandone
D’après une source digne de foi, Jean Jacques Ibala, flairant un bon coup, commence par se rapprocher du détenu Léandre Nzue, lui expliquant que leur service prévoyait une procédure judiciaire pouvant lui permettre de bénéficier de la liberté provisoire. Sauf que celle-ci nécessitait le paiement d’une caution. L’ancien édile, en situation de vulnérabilité, informa son épouse Françoise Assengone Obame et lui recommandant de se rapprocher du capitaine ce qu’elle fit.
Habitué à la manœuvre, le capitaine Ibala n’eu aucune difficulté à embobiner la députée, profitant de son état psychologique particulièrement affaibli, quand on sait que son mari sera incarcéré une semaine seulement après leur mariage.
Selon la même source, sieur Ibala va élaborer un stratagème bien huilé. Celui-ci consistera à amener sa victime à lui faire confiance, la rassurant de la légalité de son action. Il va même promettre un reçu du trésor public après le versement de la caution qu’il avait dans un premier temps fixé à 25 millions de francs CFA, avant de revenir réclamer 15 autres millions arguant que le dossier est lourd donc il faudrait plus de sous. Nous sommes là au mois d’octobre 2020.
L’ancienne ministre s’était résolu au silence, compte tenu de la sensibilité du dossier. Mais seulement, les mois passent les rendez-vous s’épuisent, le reçu du trésor public qui devait servir de caution légal de l’acte entrepris par sieur Ibala n’arrive toujours pas. Françoise Assengone Obame commence à s’interroger et face aux les dires parfois contradictoires du capitaine, décide d’en savoir un peu plus auprès de sa hiérarchie au sujet des 40 millions de FCFA qu’elle avait remis au capitaine Ibala quelques mois plutôt. Elle va donc se rapprocher des Chefs hiérarchiques afin d’en avoir le cœur net. C’est là qu’on l’apprendra que personne n’était informé de cette affaire. Françoise Assengone Obame vient de comprendre qu’elle s’est fait enfariner.
D’après la même source, c’est cet officier qui serait à l’origine des fausses informations dont une partie a été publiée dans l’hebdomadaire ‘’Le Mbandja’’, car l’intéressé avait commencé par nier les faits devant sa hiérarchie, avant la confrontation avec l’ancien ministre précise la source.
L’officier indélicat, qui n’est pas à son premier coup, a d’abord nié les faits devant sa hiérarchie avant de revenir sur sa version lors de la confrontation avec l’ancien membre du gouvernement. Acculé, il n’eut d’autre choix que de signer une reconnaissance de dette, indiquant qu’il aurait utilisé cet argent pour une supposée opération de cœur qu’aurait subit l’un de ses enfants en France.
Voilà une affaire de plus qui vient étaler au grand jour, la mafia entretenue par certains agents véreux qui écument l’administration publique gabonaise, et qui ternissent malheureusement l’image de nobles institutions.
Source : Globe-Infos





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