Les francs-maçons du monde en général, d’Afrique et même du Gabon en particulier se sont dits profondément attristés après le décès du prince Philip il y a 2 jours de cela. Et pour cause, cette disparition de l’un de leur pilier les plus importants pourrait bien constituer le point de départ du déclin des Grandes Loges. Et vous allez comprendre pourquoi.
Qui était réellement le prince Philip, l’époux de reine d’Angleterre ? Son Altesse Royale (SAR) le duc d’Édimbourg a commencé sa vie dans la franc-maçonnerie en 1952, à l’âge de 31 ans. Il a été initié le 5 décembre à la Navy Lodge, une loge de l’armée navale anglaise, No 2612.
Le 6 mars 1953, le prince Philip a progressé au deuxième degré de la franc-maçonnerie, avant de passer au troisième degré 2 mois plus tard, c’est à dire le 4 mai. La Grande Loge unie d’Angleterre (UGLE) va d’ailleurs lui délivrer son certificat de Grande Loge le 7 mai, un mois avant le couronnement d’Élisabeth II qu’il avait épousé quelques temps après la seconde guerre mondiale.
Né à Corfou le 10 juin 1921, le prince Philip fut le fils unique du prince Andrew de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg. Il détient également, de part son ascendance, le titre de prince de Grèce et du Danemark. Vous l’avez compris, c’est un prince avec une influence tentaculaire qui s’étend bien au-delà des frontières britanniques.
Dès la fin de ses études, il rejoint la Royal Navy en tant qu’élève-officier en 1939, suivant les traces de son grand-père, le prince Louis, qui était amiral de la flotte et premier seigneur des mers. Il a eu une longue carrière dans la marine et finira avec le grade de commandant.
Outre les mers, ce prince fut aussi un pilote qualifié et même le premier membre de la famille royale à quitter le palais de Buckingham en hélicoptère.
« Le prince Philip était le président de quelque 800 organisations, avec des intérêts particuliers dans la recherche et le développement scientifiques et technologiques, dans le domaine du sport, le bien-être des jeunes, la conservation et l’environnement. » a déclaré la Grande loge unie d’Angleterre lors de la cérémonie funèbre. Il faut dire qu’il s’impliquait et s’investissait inlassablement en faveur des francs-maçons, à travers le monde. Il s’est battu pour que les «fraters» et les «frangins» infiltrent tous les secteurs d’activité. C’est précisément dans cette optique que le Lord James Taylor White, alias Lee White, membre de la UGLE a intégré le secteur de la conservation au Gabon – [Nous y reviendrons plus tard].
Il existe une loge qui porte le nom de «Loge du duc d’Édimbourg» n° 1182 à Liverpool. Mais elle n’est pas appelée ainsi en hommage au prince Philip. Cette loge qui a reçu un mandat le 2 juillet 1867 et a été consacrée officiellement le 1er août 1867, a été en fait baptisée du nom du prince Alfred Ernest Albert, 2ème fils de la reine Victoria. Ce dernier était alors duc d’Édimbourg.
En plus des membres de ses institutions, la Franc-maçonnerie compte également plusieurs Chefs d’États et chefs militaires africains que le duc d’Édimbourg n’hésitait pas d’appuyer contre vents et marées. D’ailleurs l’épisode Gbagbo-Ouattarra en Côte d’Ivoire nous renseigne suffisamment sur la détermination de la franc-maçonnerie à placer ses adhérents au postes stratégiques en Afrique noire.
Pourtant les bouleversements mondiaux actuels ne laissent rien augurer de bon pour les franc-maçons. La montée en puissance de la Chine et de la Russie, tous deux très réfractaires à ce mouvement occulte, pourrait sonner le glas de l’hégémonie maçonnique dans le monde en général et en Afrique en particulier . En effet, la mort du prince Philip, dont les ramifications européennes permettaient de maintenir intact la toile de la franc-maçonnerie, risque bien de marquer le début de la fin d’un monde dominé par les francs-maçons.
Sans conteste, la mort du prince Philip, époux d’une des monarques les plus influentes au monde, lui-même fils de monarques assis sur la Grèce et le Danemark, constitue une grande perte pour les francs-maçons. Ils peuvent néanmoins toujours compter parmi eux d’autres membres de la famille royale, tel que le duc de Kent, le plus ancien grand maître de l’UGLE encore en vie, et beaucoup d’autres membres plus influents les uns que les autres dans les institutions financières internationales FMI, Banque mondiale ; dans les institutions sportives FIFA ; ou même politique comme le PNUD par exemple.
Autant il est indéniable la volonté de la Chine qui a commencé à implanter partout en Afrique des centres Confucius aux fins de vulgariser son idéologie, autant il faut reconnaître que la secte née en Écosse a encore de beaux jours devant elle. Ayant suffisamment de temps pour placer ses hommes de mains aux postes stratégiques et faire face aux ambitions sino-russes.





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