Il avait pourtant reçu une autorisation exceptionnelle pour se rendre dans le Haut-Ogooué afin de participer aux funérailles de Fidel Andjoua Ondimba, le patriarche de la famille Ondimba, décédé dimanche dernier. Mais, selon une autorité militaire, cette autorisation portait sur 10 personnes et non 45. Des personnes qui plus est pratiquement toutes armées.
Par Tanguy Otounga
Se dirige-t-on vers un affrontement entre le Gabon et le Congo à la frontière ? Certains hauts gradés le craignent effectivement.
En cause, la décision d’Omar Denis Junior Bongo de se rendre à Franceville accompagnée d’une délégation de 45 hommes, des militaires pour la plupart, pratiquement tous armés.
Il faut dire que ce fils d’Omar Bongo se rend aux funérailles du patriarche de la famille Ondimba, Fidel Andjoua Ondimba, décédé dimanche dernier.
Seulement, l’autorisation exceptionnelle qu’il a obtenue « ne vaut que pour dix personnes » écrit un journal proche de la présidence de la République.
Face à la menace que représente ces 45 « machines de guerre », les effectifs de l’armée gabonaise ont été fortement renforcés. On parle de plusieurs centaines d’hommes équipés qui sont venus se masser à la frontière.
« L’objectif est tout simplement de faire respecter le droit. Il y a des règles. Chacun est tenu de les respecter », cingle un haut-gradé.
Une situation qui ne manque pas de préoccuper les populations altogovéennes qui redoutent un affrontement contre l’armée congolaise. Dans tous les cas, croisons les doigts et espérons que les deux camps arrivent à une entente cordiale.





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