C’est ce qu’a révélé la fouille effectuée par les forces de défense gabonaises postées à la frontière Gabon-Congo à Kabala. Selon le journaliste indépendant Brice Ndong, Omar Denis Junior Bongo serait parti du Congo Brazzaville où il réside, tôt ce matin pour se rendre à Bongoville dans le sud du Gabon par voie terrestre, assister aux funérailles de Fidèle Adjoua Ondimba décédé en début de semaine à Libreville.
Par Euzebio Macc’Oba
Junior Bongo Ondimba, est accompagné d’une forte délegation de 59 personnes composée des membres de sa famille et celle de son grand Père Sassou Nguesso. La délégation conduisait 16 véhicules dont 5 à bord duquel se trouvent 20 militaires précurseurs du Président Sassou Nguesso attendu lui aussi demain à Bongoville.
Arrivée au poste de controle de Kabala, situé sur la frontière gabonaise, la délégation a été acceuillie par un impressionnant dispositif de tous les corps d’armée gabonaise : Garde républicaine, gendarmerie nationale, armée de terre et même bérets rouges.
Tout serait parti d’une injonction donnée depuis Libreville. Alors que la délégation de Junior Bongo se faisait établir des listes pour faire tamponer leurs passeports auprès des services d’immigration gabonaise, ils ont été soudainement interpellés par les agents qui les soupçonnent de « détenir des armes de guerre dans leurs véhicules ».
A partir de cet instant, tous les véhicules et leurs occupants vont subir une fouille systématique mais aucune arme lourde ne sera retrouvée. L’information selon laquelle la famille Sassou Nguesso est armée jusqu’aux dents pour rentrer au Gabon a été répandue sur les réseaux sociaux sans aucun fondement. Malgré l’absence d’arme de guerre, toute la délégation sera interdite de franchir la frontière gabonaise selon les consignes reçues de Libreville.
Au cours des vives discussions qui s’en suivront, les agents concèdent de n’autoriser que l’entrée de 8 personnes sur les 59 notamment Junior Bongo, quelques oncles et son personnel de maison. Ce à quoi la famille va s’opposer catégoriquement, affirmant avoir rempli toutes les formalités légales pour rentrer au Gabon.
Toujours selon notre confrère, il y aurait d’ailleurs une liste du Consul du Gabon au Congo qui atteste bel et bien que les 20 militaires précurseurs du Président Sassou Nguesso auraient été enregistrés et signalés.
» Nous somme ici pour enterrer Papa Adjoua et non pour faire la guerre au Gabon. Nous ne comprenons pas pourquoi on transforme un problème de famille en une affaire d’Etat. Pourquoi un tel déploiement de l’armée alors que Nous n’avons aucune arme sur nous… » s’est étonné un membre de la famille Junior Bongo Ondimba.
N’ayant pas pu trouver un terrain d’attente, Omar Denis Junior Bongo et sa délégation ont dû rebrousser chemin sans pouvoir assister aux obsèques du patriarche. Il ne pourra pas s’incliner une dernière fois devant la dépouille de son oncle.





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