Dénouement heureux pour la partie gabonaise qui est sortie victorieuse du procès qui opposait les instances footballistiques du Gabon à celles de la République sœur du Congo Démocratique, le verdict rendu par la CAF confirmant la qualification du Gabon à la prochaine CAN.
Par Jules Prince L’Essandone
La décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) est désormais connue, elle enterre pour ainsi les derniers espoirs de la RDC d’aller au Cameroun à la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN). Appelée à trancher sur la plainte contre Guelor Kanga soumise par la Fédération Congolaise de Football (Fécofa), accusant le joueur d’avoir frauduleusement acquis la nationalité gabonaise, l’instance dirigeante du football africains n’a pas du tout été convaincue par les éléments de preuve apportés par l’accusation.
Selon la Fecofa, Guelor Kanga Kaku aurait fait faux et usage de faux pour obtenir la nationalité gabonaise. Il s’appellerait en réalité Kiaku Kiaku Kiangani Guelor né le 8 octobre 1985 à Kinshasa, son enregistrement au sein de la Fédération Gabonaise de Football (Fégafoot) serait frauduleux et que son éligibilité dans l’équipe gabonaise devrait être remise en cause.
Le verdict de la CAF était attendue d’abord le 9 mai dernier puis reportée pour le mercredi 26 mai 2021 après l’ouverture d’une enquête par le jury disciplinaire de l’institution.
Dans son rendu n°001-CAI-24.05.2021, la CAF est parvenue à la conclusion selon laquelle, les arguments donnés par la Fécofa ne sont pas suffisants pour emmener une sanction contre le Gabon.
En effet, comme pièces à conviction, la Fécofa a fourni : Un acte de succession d’un immeuble familial à Kinshasa (162 Avenue Bosenge), Une attestation de composition familiale, Un formulaire de demande de passeport de Monsieur Nsiala Nkanga William, père de Guelor Kanga y compris une fiche d’identification des grands parents. La partie congolaise a également joint un réquisitoire d’information relative à l’identification du joueur puis une copie d’enrôlement à la commission électorale nationale indépendante (CENI) au nom de Monsieur Kiaku Kiaku Kiangani Guelor né à Kinshasa.
Mais manque de peau pour MM. Belge Situatala Matuluakila et José Madjeku Zambakoko qui sont allés défendre la cause congolaise au Caire, la CAF, sur la base des preuves apportées par la Fégafoot, a conclu que Sieur Kanga Guelor était bien de nationalité gabonaise puisque ayant fourni à ces organes : un acte de naissance du joueur, un passeport sportif, des copies des licences de clubs gabonais par lesquels le joueur est passé, et même son parcours européen où il évolue en tant qu’international Gabonais.
Mieux, les informations sur le système CMS de la CAF ont révélé que le joueur n’a jamais été enregistré comme étant de nationalité congolaise, mais plutôt comme ayant participé depuis 2008 à l’ensemble des compétitions officielles comme Gabonais, avec l’équipe nationale du Gabon et les équipes gabonaises en compétitions interclubs. Un argument qui a définitivement cloué le bec au banc congolais qui s’imaginait déjà en phase finale de la CAN.
Le jury disciplinaire a donc décidé de « rejeter purement et simplement la plainte de la Fécofa après examen de l’ensemble des pièces présentées par chaque partie », estimant que les éléments de preuve n’ont pas été jugés probants et suffisants pour établir la matérialité d’une falsification de l’identité du joueur de la part de la Fégafoot. Autrement dit, Guelor Kanga, bien que né à Kinshasa en RDC, a régulièrement acquis sa nationalité gabonaise.
Toutefois, la Fécofa peut toujours faire appel de cette décision à condition, précise la CAF, que le recours soit introduit dans un délai de 3 jours et que le dépôt y relatif soit payé dans les sept jours suivants le recours.





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