Si plusieurs rencontres de haut niveau se tiennent en visioconférence, compte tenu du contexte sanitaire, c’est bien en présentiel que celle-ci s’est tenue. Près de 90 participants malgré le Covid-19, présidents des Assemblées et sections de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la francophone (APF), au nombre desquels un certain Faustin Boukoubi du Gabon, se sont retrouvés du 25 au 28 mai à Kigali au Rwanda. Ils prenaient ainsi part à leur 12e conférence.

Par Jeans Stanislas Ikamba

Laissant un temps soit peu les restrictions covidiennes et le couvre-feu à 18h, Faustin Boukoubi s’est rendu à Kigali au Rwanda pour 4 jours durant lesquels il pourra un peu respirer. Plus sérieusement, c’était pas tout à fait voyage touristique. Le Président du Parlement gabonais y a représenté les couleurs nationales à la 12e Conférence des présidents d’Assemblées et de sections de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) entre sessions plénières et interminables débats en comité.

À l’ouverture des travaux, Faustin Boukoubi, présidant la séance en lieu et place de Amadou Soumahoro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et de l’APF, a rappelé : «la conférence des présidents de l’APF est un cadre de rencontre destiné à nous permettre d’échanger, entre Parlementaires de la Région Afrique, sur les enjeux de la coopération interparlementaire en général et de la francophonie en particulier, mais également sur les questions d’actualité».

Le président de l’Assemblée nationale du Gabon a fait savoir que «les crises sociopolitiques et sécuritaires dans notre région placent notre continent au cœur de l’actualité mondiale et appellent, de la part de la Communauté parlementaire africaine, une attention soutenue et un intérêt particulier, au nom de la protection de la vie humaine et de la sauvegarde de la paix dans cet espace».

Rappelant que la conférence de Kigali se tient dans un contexte particulier où «l’ordre mondial est rudement mis à l’épreuve, depuis l’avènement de la pandémie liée à la Covid 19» et que «les bouleversements occasionnés ont entrainé de grands changements, qui ont affecté toutes les prévisions et mis le monde entier dans une incertitude».

Aussi a-t-il exhorté : «nous ne devons pas baisser les bras et nous devons continuer à nous donner la main, car c’est ensemble, en toute solidarité, que nous amènerons les pays du continent africain à prendre toute leur place dans le concert des nations».

Pour cette session, l’agenda prévoyait des travaux consacrés à la situation politique, sociale et sanitaire dans les pays francophones. Le comité interparlementaire G5 Sahel à également retenu l’attention lors des assises, ainsi que la contribution des parlements africains aux effort de relance économique post-Covid-19.

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