
Le gouvernement gabonais veut contracter deux emprunts d’un montant total de 90 270 834 469 en vue de financer la construction d’une infrastructure routière qui permettrait d’aller plus rapidement et à moindre coût à Brazzaville, la capitale du Congo voisin.
Par Euzebio Mac’Obba
Le Conseil des Ministres de ce jeudi 10 juin a entériné deux projets de lois autorisant l’État gabonais à contracter deux emprunts auprès d’organismes financiers. Le premier, d’un montant de quatre-vingt-douze millions sept cent soixante-dix-huit mille (92 778 000) euros, soit soixante milliards huit cent cinquante-huit millions trois cent soixante-dix-huit mille cinq cent quarante-six (60 858 378 546) FCFA va être contracté auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD). Et le second, d’un montant de quarante-quatre millions huit cent trente-neuf mille (44 839 000) euros, soit vingt-neuf milliards quatre cent douze millions quatre cent cinquante-cinq mille neuf cent vingt-trois (29 412 455 923) FCFA, sera levé auprès du Fonds Spécial Africa Growing Together Fund (AGTF) à travers la Banque Africaine de Développement (BAD) agissant en qualité d’Administrateur.

À en croire le communiqué final, ces deux emprunts visent, en partie, à financer le Programme d’appui au secteur des infrastructures au Gabon, phase 1 (PASIG). Ceci en vue de contribuer au désenclavement de la Province de la Ngounié ainsi qu’à la réduction des temps et coûts de transport sur le corridor Libreville-Brazzaville par les localités de Ndéndé-Doussala dans le sud du pays.
Ce financement devrait permettre de couvrir les charges liées à la composante Travaux routiers et de voiries, dont la construction et le bitumage d’un tronçon à Libreville et de la section Ndéndé-Doussala intégrant la construction du pont frontalier.
Il couvrira également les frais liés à la composante Aménagement connexes, dont la réhabilitation des pistes rurales, Gare routière et stations de pesage ; la composante Études et appui institutionnel au secteur transport, dont les structures de contrôle frontalier, de gestion de poste et de sécurité routière.
Le fond devrait aussi financer le pan Gestion et coordination du Projet permettant le fonctionnement et l’audit d’exécution de l’ensemble des ouvrages, ainsi que le pan Expropriation et Indemnisation au bénéfice des riverains des zones impactées par le projet.
Il reste juste à espérer que ces financements, une fois obtenus, ne prennent pas une autre destination, mais qu’ils servent véritablement à ces beaux et nobles desseins.




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