
Un projet de décret a été entériné hier en Conseil des ministres qui marque la détermination de l’équipe dirigeante à résoudre durablement un phénomène qui fait couler larmes et sang dans le pays.
Par Jules Prince L’Essandone.
S’il est adopté, le projet de décret fixant les conditions d’autorisation des battues administratives contribuera à sécuriser les cultures vivrières des communautés locales ainsi que leur intégrité physique. Ceci sans contrarier les objectifs nationaux de gestion durable de la faune sauvage dont la mise à exécution n’a pas toujours été très diligente.
Selon le communiqué final du conseil des ministres de ce jeudi 10 juin, ce texte autorise les populations victimes de ce conflit d’user du droit de légitime défense à défaut de recourir aux battues administratives.
Opérations d’abattage après constat de dégâts répétés sur les cultures vivrières, sur les animaux domestiques ou sur les personnes physiques, les battues administratives sont ordonnées par les autorités administratives (préfet, maire…), ou par l’administration des Eaux et Forêts dans les conditions prévues par le code forestier.
En effet, les articles 196 et 201 stipulent respectivement : «A la suite des dégâts causés aux cultures par certaines espèces, l’administration des Eaux et Forêts peut, après enquête et dans les conditions fixées par voie réglementaire, autoriser les battues ou tout autre moyen de lutte à l’intérieur d’une zone délimitée. […] En cas d’abattage, l’administration des Eaux et Forêts récupère les dépouilles et les trophées. La viande est laissée aux populations locales». « Dans le cadre de la gestion de la faune sauvage, l’administration des Eaux et Forêtspeut faire appel à des lieutenants de chasse pour notamment pour participer aux battues administratives à la suite des dégâts importants ou répétés causés aux cultures vivrières, aux animaux domestiques ou aux personnes physiques par certaines espèces animales sauvages ».
Voilà un projet de texte qui va apporter une réponse concrète aux vives préoccupations des populations de l’arrière pays et vient confirmer, en effet, le soucis du président Ali Bongo de mettre l’homme au centre de son action quand certains proches de son entourage choisissent plutôt la politique de la terre brûlée.




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