Une vue de l’établissement, le collectif ne souhaitant pas s’afficher.

Suite à notre article publié hier mercredi au sujet de la grogne à l’ISTA-CEMAC, les étudiants grévistes regroupés au sein d’un collectif dont nous n’aurons pas la composition, ont tenu à apporter un correctif car, disent-ils, s’il est vrai qu’il y a bien eu mouvement d’humeur, celui-ci n’était nullement orienté contre la personne de Mahadié Outman Issa, la directrice générale de l’établissement mais plutôt contre l’école. Aussi, ont-ils fait parvenir à notre rédaction une déclaration que nous livrons in extenso.

Monsieur le Directeur de publication de l’Actualité Gabon, faisant suite à votre article paru dans les médias le 27 juillet 2021, nous, étudiants centrafricains et tchadiens de l’ISTA (les concernés de la manifestation) souhaitons exercer notre droit de réponse.

En effet notre mouvement, organisé le 27 juillet 2021, n’est pas dirigé contre une personne physique en la personne de Mme Mahadié OUTMAN ISSA, par ailleurs Directrice Générale de l’ISTA, mais plutôt à l’égard de la personne morale qu’est l’institution sous régionale (ISTA-CEMAC).

Déjà, l’expression de notre mécontentement avait pour but ultime et unique de regagner nos pays respectifs au plus vite pour commencer les stages et répondre en temps normal aux exigences académiques qui s’imposent à nous, parce que les stages sont censés se dérouler au début du mois d’août prochain.

Selon l’article : « Aujourd’hui si les bourses ne sont pas payées ce n’est pas faute de moyens, mais uniquement que les priorités de la dégé sont ailleurs », vous avez dit avoir interrogé un des manifestants, alors qu’aucun des étudiants concernés (tchadiens et centrafricains) par la manifestation n’a été ni interrogé, ni consulté. Nous aimerions également faire comprendre qu’aucun étudiant appartenant à ces deux communautés n’a été contacté et nous n’avons fait appel à aucune presse.

Le journal de poursuivre que la directrice tchadienne avait octroyé en catimini des billets à deux de ses compatriotes, chose qui ne pourrait se justifier car, entretemps, elle se trouvait au Tchad faisant deuil de sa mère décédée. Elle ignorait que deux étudiants tchadiens prenaient la route pour se rendre au Tchad par leur propre initiative. Elle a appris, comme nous tous d’ailleurs, le 27 juillet dernier que lesdits étudiants ont été bloqués à la frontière GabonCameroun.

Maintenant, en ce qui concerne la déclaration d’une soi-disant Assistante selon laquelle : « depuis son arrivée, Mme Outhman Issa passe le clair de son temps à voyager aux quatre coins du globe sans réelle stratégie pour l’institut » et de poursuivre « et nous pensons que si elle peut se permettre une telle gabegie visible à l’œil nu, c’est bien parce qu’elle est la belle-mère du défunt président Idriss Déby ». Nous ne savons rien de tout cela et nous venons de l’apprendre par le biais de votre article et nous déclinons toute responsabilité de ces déclarations qui n’ont aucun rapport avec notre mouvement d’humeur.

Nous mettons en garde toute personne externe à notre mouvement d’humeur de se prononcer en nos noms et de déformer le mobile de notre mouvement à d’autres fins.

Nous demandons à l’opinion nationale et internationale de croire au mobile principal de notre mouvement d’humeur et qui n’a rien à voir avec tout ce qui a été dit dans l’article précédemment publié.

Pour le collectif des étudiants tchadiens et centrafricains

Laisser un commentaire

Tendances