La résidence du pasteur où le drame est survenu (L’Union)

Dans sa parution de ce matin, le quotidien L’Union révèle les contours de la sombre disparition le 7 juillet dernier à Port-Gentil, du jeune Kevinns Abraham Mabika, mort au cours d’une réunion de prière au domicile du pasteur de l’église branhamiste «Lumière du soir». Si le berger et certains fidèles de cette église présents lors de cette veillée de prière évoquent un malaise cardiaque, la famille du défunt dénonce le mystère entretenu autour du décès de leur fils.

Par Tanguy Otounga

Kevinns Abraham Mabika, visiblement en pleine forme, était loin de s’imaginer qu’il ne reverrait plus les siens lorsqu’il quitta le domicile familial ce 7 juillet vers 17 heures, pour assister à la traditionnelle veillée de prière de son église.

Prévue pour se tenir à l’église «Lumière du soir» (un nom assez évocateur) située au quartier Sibi, ce sera finalement au domicile du pasteur Boukosso, au quartier Bac-Aviation, derrière la scierie que la veillée de prière va se tenir. Pourquoi ce changement de dernière minute ? Seuls Dieu et le pasteur le savent.

«Deux heures après le départ de Kevinns, sa famille reçoit un appel téléphonique anonyme leur annonçant qu’il a fait un malaise. L’auteur de l’appel sollicite par la suite les informations sur l’hôpital où se fait suivre la famille afin d’y conduire le jeune homme» écrit le journal.

Arrivés à l’hôpital où a été transporté leur fils, les parents apprendront son décès de la bouche même du médecin. Ce dernier leur expliquant que l’enfant était déjà mort bien avant son arrivée à l’hôpital.

En quête de réponses, ils se tournent naturellement vers le berger de l’église pour comprendre ce qu’il s’est passé. Mais ils se heurtent au silence assourdissant des frères en Christ. Personne ne voulait parler. Ni le pasteur, ni même les fidèles présents ce soir là. Il a fallu que la famille traîne le berger au poste de la Police judiciaire (PJ) pour que  dernier avoue que l’enfant se serait écroulé alors qu’ils étaient en pleine séance de prière à l’église, avant d’admettre plus tard que les faits se sont plutôt déroulés à sa résidence. Un changement de version que les parents trouvent tout de même suspect.

Selon nos confrères, une source proche du dossier a confié que, « le pasteur aurait ajouté qu’ils ont tenté de réanimer le jeune homme avant de le conduire en clinique. Une information somme toute fausse. Puisque l’intéressé, à son arrivée à l’hôpital, était chaussé et ceinturé. (…) Pourquoi n’ont-ils pas aussitôt conduit l’enfant dans la structure médicale la plus proche, vu qu’on dénombre pas mal de cliniques non loin du domicile du pasteur. Cela laisse tout simplement entrevoir une négligence manifeste du pasteur et de tous ceux qui prenaient part, ce jour-là, à la réunion de prière ».

Plus curieux encore, le cadavre de l’enfant serait resté de 20 heures à 1heure du matin sur les jambes d’un membre de l’église à bord du véhicule du pasteur avant d’être mis à la disposition des pompes funèbres. Pour quelles raisons ? Pourquoi les parents n’ont-ils pas récupéré le corps de leurs fils une fois le décès constaté ? Autant d’interrogation qui restent encore sans réponses.

Le pasteur qui avait été placé en garde à vue a été remis en liberté au terme de celle-ci et le jeune Kevinns Abraham Mabika a été inhumé le samedi 31 juillet 2021 dernier.

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