«…considérant la non satisfaction jusqu’à ce jour des revendications légitimes des agents et l’inconscience notoire de l’Autorité de tutelle, les deux partenaires sociaux que sont le Syndicat national des professionnels des Eaux et Forêts (SYNAPEF) et le Syndicat national des gestionnaires des ressources naturelles (SYNAGREN), appellent solennellement et directement à l’arbitrage des plus Hautes Autorités de l’État…» peut-on lire dans la déclaration conjointe des syndicats du ministère des Eaux et Forêts, chargé de l’Environnement et de l’affectation des terres lue par Didier Atome Bibang, président du Synapef.
Par Jean Stanislas Ikamba
Pour mieux comprendre, il faut repartir cinq mois en arrière. Le 1er septembre 2020 plus exactement. Alors qu’ils observaient un mouvement de grève dans l’enceinte de leur ministère, les agents des Eaux et Forêts sont violemment chargés par les éléments de la gendarmerie nationale. Cet assaut des gendarmes qui, selon les agents, se faisait sur instructions du ministre Lee White, se soldera par plusieurs blessures graves dont certaines peinent encore à se cicatriser et un ralliement à la faveur des agents de plusieurs autres formations syndicales à travers le pays.

L’opinion national scandalisée par cet usage disproportionné et injustifié de la force, et surtout de la violation flagrante des droits syndicaux, va appeler au dialogue les deux parties. C’est ainsi que 24h plus tard, c’est-à-dire le 02 septembre 2020, un protocole d’accord est signé entre les syndicats et la tutelle. Dans ce protocole la tutelle consentait donc à satisfaire progressivement aux revendications des agents qui avaient entraîné leur entrée en grève. En contre partie, les syndicats s’engageaient à suspendre le mouvement et à reprendre le travail.
Malheureusement pour eux, cinq mois plus tard, ils disent n’avoir toujours rien reçu de ce qu’ils s’attendaient à recevoir. «Alors que les partenaires sociaux s’attèlent depuis cinq mois à la promotion active d’un environnement professionnel serein, (…) il est à noter avec regret, la posture adoptée par la Tutelle de s’exclure des engagements pris» déplorent les leaders syndicaux.
Estimant donc avoir épuisé toutes voies de dialogue et de consensus avec leur ministre de tutelle, les agents du ministère des Eaux et Forêts décident désormais s’en remettre à plus grand que le Pr Lee White. «Le ministre Lee White vient de faire la démonstration ultime de ses limites managériales et de son inaptitude à conduire le dialogue social au sein du ministère dont il à la charge» ont-ils déclaré.
Vivement une intervention diligente et décisive des plus Hautes Autorités afin que la relance économique dans ce secteur ne soit pas compromise et que des réponses concrètes et durables viennent mettre un terme à la grève générale en cours qui n’a que trop duré.





Répondre à Boussoucky monique Annuler la réponse.