
Fondé en 1943 en Italie durant la seconde guerre mondiale par Chiara Lubich, la communauté des Focolari est désigné par ses responsables comme étant un mouvement spirituel qui rassemble des personnes qui ont à cœur, de vivre l’unité entre les hommes pour un monde plus juste et plus humain. Il regroupe, non seulement des chrétiens et des croyants d’autres religions, mais également des non croyants. Approuvé en 1962, son appellation officielle est Œuvre de Marie. Il est présent dans plus de 180 pays et compte plus de 2 millions d’adhérents dont environ 300 au Gabon où il est implanté depuis 1974.
Pourquoi œuvrent-ils pour la propreté des plages ?
C’est pour répondre à l’appel des plus hautes autorités à travers la journée citoyenne, que les chrétiens du Gabon, réunis au sein d’une association dénommée « Mouvement des Focolari », se sont retrouvés le week-end écoulé autour d’une «opération plages propre» au quartier Glass à Libreville. Ils ont été rejoints par le maire du 4ème arrondissement qui leur a apporté son soutien matériel.
« Oser prendre soin de nos plages », c’est le défi que s’est lancé la communauté dite « des Focolari » au Gabon. Un défi qui cadre bien avec la politique de préservation de l’environnement prônée par les plus hautes autorités gabonaises. Mais cette action citoyenne rentre surtout dans la droite ligne du canevas tracé les autorités cléricales qui invitent chacun à lutter pour la protection de l’environnement.
Si l’opération d’hier a coïncidé avec la journée citoyenne et la journée mondiale de l’environnement, c’est surtout dans les volontés des autorités de l’Église qu’elle tire son fondement, comme ont bien voulu le souligner les organisateurs. « Notre action de ce matin s’inscrit dans la droite ligne de l’encyclique du Pape François. Dans cet encyclique, le Pape nous invite à prendre soin de notre environnement. Et justement le thème des Focolari cette année est oser prendre soin de son environnement. Ayant remarqué l’état insalubre de nos plages, nous nous sommes dits pourquoi ne pas oser prendre soin de nos plages. » a expliqué Cécilia Ngadji la responsable du mouvement.

Une vingtaine de jeunes, catholiques, évangéliques et même non croyants, munis de pelles, râteaux, sacs poubelle, certains arborant des gilets jaunes à l’effigie de la mairie, se sont retrouvés pour une opération retroussons les manches dont la plage de Glass a constitué l’étape de lancement. Les organisateurs qui se sont dits satisfaits de ce premier acte, souhaitent pérenniser l’initiative avec au moins une action d’envergure chaque mois.
Qui sont leurs soutiens ?
La mairie du 4ème arrondissement, sensible à cette initiative, a choisi d’accompagner l’association dans cette oeuvre louable. Notamment en leur fournissant l’outillage nécessaire. Axel Jesson Ayenoue, le maire du 4ème arrondissement qui a effectué le déplacement, s’est dit toujours disposé à répondre présent à ce genre d’initiative. Il a d’ailleurs saisi l’occasion de la présence de la presse pour sensibiliser les concitoyens qui jettent leurs détritus dans les cours d’eau. « Les ordures sont jetées dans les différents canaux, Batavéa etc… et ces ordures finissent par échouer sur le littoral, et les vagues les emmènent sur les plages. Donc même si aujourd’hui on nettoie, les ordures qui sont jetées par les populations dans les parties continentales de la ville, finiront toujours par se retrouver sur nos plages. Donc les riverains du littoral seuls ne peuvent rien s’il n’y a pas l’implication des riverains à l’intérieur de la ville qui devraient cesser de jeter les ordures dans les cours d’eau.» a-t-il exhorté.

Rendez-vous a été donc pris pour le mois prochain sur une autre plage de Libreville. Ou, si vous le souhaitez, vous pouvez rentrer en contact avec eux via leur site internet : www.focolare.org.





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